Un outil stratégique, dans un contexte de forte augmentation des tarifs

Le budget annuel des Français pour leur voiture oscille entre 5 705 et 7 687 €, d’après l’étude 2014 de l’Automobile Club Association. Le coût de l’assurance auto, quant à lui, est estimé à 728 euros par an en moyenne*, selon les profils des conducteurs et des véhicules. Un chiffre en forte augmentation depuis quelques années, et une tendance à la hausse qui se confirme en 2015.

Face à ces fortes augmentations, les Français cherchent comment réduire le coût de leur assurance auto. Il existe de nombreuses solutions, notamment auprès des assurances en ligne, ou encore en ciblant de façon très précise les seules garanties nécessaires. Pour y parvenir, utiliser un comparateur d’assurances auto est devenu une piste privilégiée par les assurés.

Un bon moyen de réaliser des économies ?

La recherche du meilleur prix est souvent ce qui motive les assurés à chercher une nouvelle assurance auto. Dans la jungle des tarifs pratiqués par les assureurs, les comparateurs en ligne représentent un gain de temps considérable, plutôt que de contacter individuellement plusieurs compagnies d’assurance pour faire établir des devis.

Certains comparateurs d’assurance auto promettent de faire réaliser des économies jusqu’à 40%... Cette promesse est totalement illusoire, voire mensongère ! Car le plus souvent, elle ne repose que sur la seule comparaison des tarifs, sans entrer dans le détail des garanties. En comparant des garanties différentes, il est donc tout à fait logique de constater des écarts de prix importants !

Ne négligez pas les garanties !

La recherche d’une offre plus intéressante ne doit pas mettre au second plan les garanties. Car il ne faut pas perdre de vue que l’assurance auto vise avant tout à protéger des personnes et des biens. Elle permet à l’assuré de supporter les conséquences financières d’un sinistre qu’il ne pourrait pas endosser seul.

Dans cette perspective, certains assureurs reprochent aux comparateurs de privilégier le seul aspect tarif, au détriment des garanties destinées à protéger le conducteur et ses passagers. En effet, qu'il s'agisse de souscrire une assurance « au tiers », « intermédiaire », « tous risques », chaque compagnie d’assurance propose plusieurs niveaux de garanties. Mais d’un assureur à l’autre, le contenu de ces formules est différent, ainsi que les conditions et exclusions qui leur sont propres.

La plupart des comparateurs d'assurances actuels ne tiennent pas compte de ces éléments, pas plus que du montant des franchises applicables à tel ou tel sinistre.

La question des données personnelles

Les questionnaires des comparateurs d’assurance auto en ligne sont souvent longs et fastidieux. Chaque renseignement a pourtant sa raison d’être, et participe à déterminer avec précision votre profil de conducteur et de futur assuré. A priori, beaucoup de ces questions semblent primordiales et justifiées par le souci de vous proposer des offres adaptées, et calculer de façon personnalisée le montant de votre prime d’assurance.

En pratique pourtant, de nombreux internautes se plaignent d’être submergés de courriers indésirables (spam), après avoir communiqué leur adresse e-mail sur un comparateur d’assurance en ligne. Certains comparateurs peu scrupuleux sont donc accusés, à juste titre, de revendre leurs bases d’adresses e-mail à des partenaires commerciaux. Si la pratique est courante, elle n’en demeure pas moins gênante et jugée intrusive pour un grand nombre d’assurés.

Les Français s’interrogent donc légitimement, sur le point de savoir ce que deviennent les informations collectées par le biais de ces questionnaires. Par la voix du GEMA (Groupement des entreprises mutuelles d'assurance), les assureurs ont récemment interpellé les pouvoirs publics, pour réclamer une plus grande transparence de la part des comparateurs d'assurances.

Un projet de directive européenne est actuellement à l’étude, visant à encadrer davantage l'activité des comparateurs d'assurances. Il faudra encore du temps pour que ce projet aboutisse et qu’il soit transposé dans la loi française. Mais quoiqu’il en soit, s’ils veulent gagner durablement la confiance des assurés, les comparateurs devront sans doute respecter l’anonymat de leurs utilisateurs, ou accepter de revoir leurs pratiques commerciales

* source : Assurland