Tous les véhicules terrestres sont soumis au système de bonus - malus. Seules certaines catégories y échappent : les motos et scooters de moins de 125 cm3, les véhicules de collection de plus 30 ans, ainsi que les véhicules et le matériel agricoles.

Comment fonctionne le bonus - malus ?

Le principe est simple : si vous ne provoquez pas d’accident, vous profitez d’un « bonus ». Le prix de votre assurance auto diminue. A l’inverse, si vous êtes responsable d’un accident, même partiellement, vous subissez un « malus ». En conséquence le tarif de votre assurance augmente. Pour intégrer le bonus - malus dans le calcul de votre prime d’assurance auto, les assureurs utilisent un coefficient.

Sur la base de vos déclarations concernant le véhicule à assurer (modèle, puissance, ancienneté, etc.), de votre profil (âge, antécédents, zone géographique, etc.) et de nombreuses données statistiques, les compagnies déterminent le prix de référence de votre assurance auto. Ensuite, à ce montant, elles appliquent un coefficient : celui du bonus ou du malus.

Comment est calculé le coefficient du bonus - malus ?

Contrairement à ce que pensent de nombreux d’assurés, le système de calcul du bonus-malus d’une assurance auto est relativement simple. Quand vous vous assurez pour la première fois, vous démarrez avec coefficient de 1.

Vous bénéficiez d’un bonus si vous passez au moins 12 mois consécutifs sans déclarer de sinistre. Vous obtenez alors une réduction de 5%. D’année en année, le coefficient de votre bonus va ainsi baisser. Et le prix de votre assurance auto avec. Un conducteur prudent, sans accident pendant 14 ans, atteindra la bonus maximal de 0,50, soit 50% de réduction sur son assurance auto.

Exemple : le montant de référence de votre prime d’assurance s’élève à 600 euros. Après 5 années sans accident, votre bonus est fixé à 0,80. Dans ce cas, vous ne payez que 600 x 0,8 = 490 euros, soit une réduction de 110 euros.

Vous recevez un malus si vous êtes responsable d’un accident. Votre coefficient subit une majoration de 25% si votre responsabilité est totale, ou de 12,5% si elle n’est que partielle. Et ainsi de suite pour chaque accident. Le malus ne peut toutefois pas dépasser le coefficient de 3,5.

Exemple : vous aviez un bonus de 0.68 au moment de l’accident dont vous êtes responsable. Le calcul de votre nouveau coefficient est le suivant : 0,68 x 1,25 = 0,85.

Bon à savoir sur le bonus - malus en assurance auto

Si vous avez atteint le bonus maximal, à savoir un coefficient de 0,50, le premier accident dont vous êtes responsable ne vous fera pas perdre votre bonus si vous n’avez pas eu de sinistre depuis au moins 3 ans.

Si vous changez de voiture ou de contrat d’assurance auto, votre bonus - malus reste lui inchangé. Le coefficient est transféré et appliqué sur votre nouveau contrat.

Si vous achetez un deuxième véhicule, le bonus - malus pris en compte par l’assurance sera le même que celui de votre premier véhicule.