Vous sortez de France

Le B.A.-ba : vérifiez si votre contrat s'applique bien dans tous les pays que vous vous apprêtez à traverser. À défaut, demandez une extension de garantie à votre compagnie, moyennant le paiement d’une surprime. Autre conseil à suivre : notez précieusement les numéros de téléphone de votre assureur et de votre assisteur avant le départ.

Bon à savoir : dans certains pays étrangers, si vous provoquez un accident, les autorités de police locales peuvent exiger le paiement d’une caution pénale dont les contrats d’assistance garantissent en général le paiement. Certes, il ne s’agit pas d’un remboursement mais d’une avance d’un montant plafonné, bien utile cependant puisque son versement est susceptible de vous éviter la prison !

Vous partagez le volant

Si vous envisagez de prêter le volant à un ami, un parent ou un passager, contrôlez que celui-ci est bien détenteur d’un permis en cours de validité et renseignez-vous auprès de votre assurance sur les conditions générales et particulières prévues dans cette hypothèse. Demandez-lui notamment si votre garantie « dommage tous accidents » intervient sans distinction quel que soit le conducteur. Car, en pratique, si une clause de « conduite exclusive » figure dans votre contrat, suivant la nature du sinistre et les conditions fixées au contrat, votre véhicule pourrait ne pas être assuré si vous n’êtes pas au volant au moment des faits. Et si votre contrat prévoit le prêt de volant, vous supporterez quand même parfois une franchise, cumulable avec les autres franchises déjà prévues. Vérifiez également que vous avez bien souscrit la garantie facultative « individuelle conducteur » et que votre compagnon de route pourrait en bénéficier s’il venait à être blessé. Une franchise peut également être appliquée aux conducteurs novices, c’est-à-dire titulaires du permis depuis moins de trois ans ou non assurés au titre d’un contrat automobile depuis au moins trois ans.

Bon à savoir : en cas d’accident, même si vous avez prêté le volant, c’est vous qui supporterez un malus, avec pour conséquence une hausse de vos cotisations.

Vous transportez des planches de surf, des vélos, un coffre de toit…

Si en cours de trajet l’un de ces objets se décroche de votre véhicule et provoque des dommages, c’est votre assurance responsabilité civile qui interviendra pour indemniser les victimes de leurs préjudices matériels et/ou corporels. En revanche, les dégâts occasionnés aux objets transportés ne seront pas couverts, sauf si vous avez opté pour un contrat spécifique ou une garantie « dommages tous accidents » les incluant. De même, les dégradations subies par votre véhicule ne seront prises en charge que si vous avez souscrit cette même garantie, appelée aussi communément "assurance tous risques".

Bon à savoir : l’indemnisation en cas de vol de bagages comme de leur endommagement n’est pas automatique. Si nécessaire, il peut donc être utile de souscrire une assurance ad hoc.

Vous tractez une caravane, une remorque, un bateau…

Pour ne pas transformer vos vacances en cauchemar, contactez votre compagnie ou mutuelle avant le départ. Non seulement vous devez être en règle côté permis (pour tracter une remorque de plus de 750 kg, le permis B ne suffit pas, il vous faut le permis BE), mais vous devez en plus impérativement prévenir votre assureur. Le risque en cas d’omission de votre part ou de circulation avec un permis non valide ? Être mal ou pas assuré et devoir en être de votre poche pour indemniser des victimes éventuelles.

Bon à savoir : achat, prêt ou location d’une caravane ou d’une remorque, dans tous les cas vous devez le signaler à votre assureur avant de prendre la route.

Vous louez un véhicule

L’assurance est primordiale. Avant de prendre le volant, vous devez vérifier que la garantie « dommages » est bien incluse dans le contrat de location et vous renseigner sur le montant des éventuelles franchises. Ces sommes restant à votre charge en cas d’accident responsable, mieux vaut savoir à quoi vous en tenir avant de vous lancer sur la route. D’autant qu’il est généralement possible de prévoir en amont un rachat de franchise. Autre alternative, si vous êtes titulaire d’une carte bancaire haut de gamme (Visa Premier, Gold Mastercard…), validez auprès de l’assureur de votre CB pour quels événements vous êtes assuré et pour quels montants. Seul impératif : régler votre location avec votre carte bancaire. En revanche, l’assistance CB, elle, joue automatiquement, sans condition de paiement.

Bon à savoir : la location de véhicule de particulier à particulier n’est pas prise en charge par les contrats d’assurance de CB. Il est donc vivement recommandé de redoubler de vigilance au moment d’une location entre particuliers, et au besoin de souscrire l’assurance proposée par la plateforme de mise en relation, prévoyant notamment un rachat de franchise.

Vous covoiturez

Que vous vous partagiez le volant ou que, propriétaire du véhicule, vous soyez l’unique conducteur, le covoiturage doit faire l’objet d’une déclaration préalable à votre assureur. La règle vaut aussi bien pour le conducteur que pour les passagers. Votre compagnie évaluera les risques, en particulier si vous pratiquez le covoiturage moyennant une participation financière, et s’assurera que votre contrat vous couvrirait en cas d’accident : êtes-vous garanti pour les trajets domicile/travail si vous covoiturez des collègues de bureau ? Votre contrat inclut-il une clause de « conduite exclusive » ? Etc. C’est le seul moyen de savoir si vous êtes protégé par votre contrat ou si vous devez l’adapter.

Bon à savoir : les plateformes de covoiturage proposent le plus souvent des contrats spécifiques permettant de compléter votre contrat automobile, qui prévoient notamment le rachat de franchise et une garantie d’assistance.